vendredi 16 juin 2017

AFFAIRE GREGORY, QUAND LA JUSTICE SE RIDICULISE...

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Trente-deux après l'assassinat du petit Grégory, l'une des plus grandes énigmes criminelles du siècle, deux membres de la famille, le grand-oncle, Marcel Jacob, et sa femme, Jacqueline Jacob, ont été mis en examen ce vendredi pour enlèvement et séquestration suivie de mort. 

Mais tout cela est-il bien sérieux ?

Quand j'ai entendu parlé de la réouverture de l'enquête, j'ai attendu tranquillement la suite des événements et je n'ai pas été déçu.

En effet j'avais 32 ans à l'époque, et Dieu sait que je fais parti des millions de français, qui horrifié, ont suivi l'enquête de près à l'époque, sans que jamais année après année, nous ne puissions avoir le moindre éclaircissement... 

De lassitude en lassitude, j'avoue avoir abandonné tout espoir, la "nullité" à l'époque, de la gendarmerie, des différents juges en charge de l'affaire, ainsi que de la police judiciaire, m'ayant ôté définitivement tout espoir de connaître la vérité un jour. 

Et voilà que pour des raisons que j'ignore, que des "fonctionnaires", soucieux peut-être de se faire un nom à peu de frais, relance cette affaire en pleine Législative, je ne suis pas sourcilleux mais quand même...

Bref, aucun élément scientifique, aucun élément matériel, n'est venu rajouter un quelconque crédit à ce meurtre, datant quand même de 33 ans, sinon deux personnes, qui auraient fait des repérages, dont un homme qui aurait porté moustache et une vague lettre, à laquelle on peut faire dire tout et n'importe quoi, car depuis quand, la graphologie est-elle une science exacte ? (L'expertise en écriture n'est pas une science. c'est un domaine fragile...Donc scientifiquement parlant, on sait qu'une expertise en écriture n'est pas une preuve irréfutable, et même qu'à la fin du rapport d'expertise, les doutes demeurent...).

Mais comme l'a très bien dit l'avocat de l'accusé, dans la vallée de la Vologne en 1984, il y avait 8 hommes sur 10 qui portaient moustache à l'époque. Il va donc falloir arrêter toute les hommes de la vallée de la Vologne ?

Entendez moi bien, il ne s'agit pas ici de discréditer la justice ou de disculper le couple, le problème n'étant pas la...Le "gros" problème, étant que nous sommes encore dans un état de droit et que la, que ça plaise ou non, on a mis en examen et incarcérés pour 4 jours, deux personnes sous le simple prétexte de la simple "suspicion", aucun élément nouveau aucune preuve ne venant étayer ce pur déni de justice, alors excusez moi, mais ça fait peur quand à l'état de notre justice, qui visiblement, semble plus téléguidée par des objectifs "médiatiques", que réellement soucieuse de découvrir la vérité.

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Une personne, sait  peut-être la vérité sur le meurtre du petit Grégory Villemin, 4 ans, ligoté et jeté dans une rivière des Vosges, la Vologne, le 16 octobre 1984, la jeune Murielle BOLLE qui est revenue sur ses déclarations, qui accusaient son beau-frère, Bernard LAROCHE, du meurtre de Grégory. 




L'Humanité, compte rendu du 4 décembre 1993 :  
http://www.humanite.fr/node/68850


DEPUIS le premier jour du procès de Jean-Marie Villemin, Me Garaud ne fait pas mystère de sa ligne de défense. Pour aboutir à la culpabilité de Laroche, il lui faut atteindre Murielle Bolle, sa jeune belle-soeur. «Murielle, tout est là!», s'était-il alors écrié. Il n'est donc pas étonnant que l'avocat suggère encore et toujours que l'adolescente de 1984 a accompagné Bernard Laroche pour enlever le petit Grégory, le 16 octobre.
En neuf ans, Murielle Bolle a tout naturellement grandi et pris de l'assurance. A la barre, elle se défend farouchement et ne concède rien. 
Vous voulez à tout prix me faire dire que Bernard a tué Grégory. 
Vous avez voulu aussi le faire croire à Jean-Marie, que c'était lui. C'est pour ça qu'il est dans la cour d'assises aujourd'hui, répond-elle à Me Garaud.
Le président Ruyssen donne ensuite la parole à l'accusé, Jean-Marie Villemin. Dans un premier temps, celui-ci n'a pas de question à poser à Murielle Bolle : 
«Je veux pas l'enferrer dans son mensonge», dit-il.
Puis, se tournant vers la barre, il s'adresse directement à Murielle : «Tu as deux enfants. Je sais que tu aimes les enfants. Tu en as un qui a quatre ans, c'était l'âge de Grégory. Aujourd'hui, Grégory devrait avoir treize ans. Il faudra plus tard que tu puisses regarder tes enfants en face. Je te plains, avec un secret pareil.
Murielle réitère sa version des faits : 
«J'étais pas avec Laroche. J'étais dans le car.»
Bien agrippée à la barre, Murielle reste campée sur ses positions depuis le début de la semaine. Le jour de la disparition de Grégory, elle a pris le car de ramassage scolaire à la sortie de son collège de Bruyères pour se rendre à Aumontzey chez sa tante «Louisette». 
Si elle a accusé Bernard Laroche devant les gendarmes, c'est parce qu'ils avaient fait pression sur elle et que ses déclarations lui ont été extorquées. «J'avais peur», ne cesse-t-elle d'affirmer. 
Mais ses craintes d'alors sont apparues en opposition avec les témoignages des gendarmes cités à comparaître jeudi. Le président Ruyssen interroge Murielle sur les dépositions des militaires. Le colonel Chaillan, le commandant Sesmat, les gendarmes Lamirand, Bardot et Lachaussée sont là côte à côte sur le banc des témoins, écoutant religieusement. 
Les avocats de la défense mettent en avant les contradictions, reviennent sur la déposition du médecin de Bruyères qui l'a trouvé «souriante et détendue» à l'issue de son audition à la gendarmerie de Bruyères le 3 novembre 1984. 
Ils insistent également "sur ces collégiennes" qui n'ont pas vue Murielle dans la navette et celles qui, à l'inverse, l'ont vue monter dans une voiture conduite par un homme...
Murielle Bolle affirme toujours: J'étais dans le car, j'ai accusé Bernard Laroche devant les gendarmes parce que j'avais peur.
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Changement de registre dans l'après-midi avec l'audition du patron de «Paris Match», Daniel Filipacchi, que les jurés n'attendaient plus. Me Prompt tenait à l'entendre sur le rôle joué par «Match» et le journaliste "Jean Ker" (ci-dessus), dans l'affaire Grégory.
 Son rôle est très controversé. On sait que, la veille de l'assassinat de Laroche par son cousin Villemin, le journaliste passe une partie de la nuit avec l'accusé et sa femme Christine. Il leur fait entendre les enregistrements des procès-verbaux des interrogatoires de Murielle Bolle, la nièce de Bernard Laroche. Celle-ci (elle s'est rétractée ensuite) accuse Bernard Laroche d'être l'assassin. «En entendant ça, dit Christine Villemin, on a eu l'impression de voir partir Grégory.» Pas de doute pour les deux parents. Entre ce que leur ont dit les gendarmes et ce que vient de leur faire entendre le journaliste, leur conviction est faite : le cousin Laroche est bien le criminel.
article complet : http://www.humanite.fr/node/68850
Le patron Filipacchi ne s'occupe pas de cuisine: «Je ne lis jamais «Paris Match» avant parution, je n'interviens pas dans la marche de la rédaction.» Et selon lui les répercussions commerciales ont été nulles. En 1986, les numéros de «Match» consacrés à l'affaire se seraient traduits par une baisse de 4,5%. Un quart d'heure aura suffit.
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Murielle, avait-elle dit la vérité lors de son premier témoignage qui incriminait Bernard Laroche ? 
Peu importe pour le moment, car avec si peu de preuves, je ne connais pas un tribunal qui condamnera le couple, les avocats auront vite fait de réduire en bouillie, ce simulacre d'enquête, dont le but véritable, m'échappe encore...d'autant qu'à ce jour, on ne sait toujours pas comment le petit Grégory a été tué ? Un comble quand même, les avocats de la défense, vont se régaler devant le jury...